
Historique
Entre 1989 et 2000, deux médecins, le Dr Wiedemann puis le Dr Steiner constatent et décrivent une association de symptômes retrouvée chez plusieurs patients, comportant notamment un retard de croissance pré et postnatal, un retard du neuro-développement et des variations morphologiques faciales, avec parfois une hyper pilosité localisée au niveau des membres supérieurs..
C’est le Docteur Wendy Jones (généticienne anglaise travaillant à Londres) qui a identifié en 2012 des variations pathogènes dans le gène KMT2A chez 5 patients présentant ces symptômes caractéristiques. Par la suite, de nombreux cas de patients avec des variants pathogènes de ce gène KMT2A ont été publiés dans la littérature médicale, permettant de mieux cerner les signes caractéristiques de ce syndrome, appelé désormais syndrome de Wiedemann-Steiner.
Le diagnostic du syndrome, actuellement fait de plus en plus précocement, repose sur des techniques génétiques: grâce à un prélèvement sanguin du patient, on extrait l’ADN qui peut être analysé, permettant de mettre en évidence une mutation dans le gène KMT2A.
Avant 2012, le gène KMT2A n’étant pas identifié, il n’était pas possible de formellement confirmer ce diagnostic, ce qui explique l’errance diagnostique des sujets nés avant cette date.
La prévalence
(nombre de cas)
Le syndrome Wiedeman-Steiner ressort statistiquement comme un des principaux diagnostics de trouble du neurodéveloppement liée à l’anomalie d’un gène unique (pathologie mono-génique).
A ce jour, plus de 300 patients ont été rapportés dans la littérature internationale.
En France, la base de données de la BNDMR (Banque Nationale de Données Maladies Rares) enregistrait 150 cas déclarés par les généticiens en 2023, sachant que l’enregistrement des cas dans cette base n’est pas exhaustif et donc que ce nombre est vraisemblablement sous-estimé.
La plateforme participative internationale GENIDA en a enregistré 34 cas.
Une estimation purement statistique évalue à au moins 250/320 le nombre de cas en France.
Notre association, via les adhésions et les réseaux Facebook va peut être contribuer à évaluer de façon plus fine le nombre de cas en France.






